
Chine - 2000 - 2 h 20 mn
Réalisation : Jiang Wen
Scénaristes : Ping Shu, Fengwei You
Producteur : Wen Jiang
Musique : Jian Cui, Haiying Li, Xing Liu
Premier assistant réalisateur : Yijun Zhao
Directeur de la photographie : Changwei Gu
Ingénieur du son : Ling Wu
Directeur artistique : Weidong Cai
Monteurs : Folmer Wiesinger, Yifan Zhang
Décorateurs :Jianquan Shi, Shiyun Tang
Producteur exécutif : Ping Dong, Quangang Zheng
Interprétation : Wen Jiang, Hongbo Jiang, Teruyuki Kagawa, Ding Yuan, Le grand-père Cong Zhijun, Liu Wang Zi Xi, Haibin Li, Kenya Sawada, Lianmei Chen, Yoshimoto Miyaji, Qiang Chen, David Wu, Weidong Cai

C'était le coup de coeur de Colette, que personne, mais alors personne n'a deviné (d'accord, Vincent et Michèle étaient excusés) bien qu'Anne-Marie ait sorti par vaudou "La porte de l'enfer", raté de peu.
1 commentaire:
J'ai beaucoup aimé le film. Merci Colette de cette découverte.
J'apprécie le regard à la John Ford sur les pauvres gens mus par leur simple recherche du bonheur d'être ensemble. En plus, en 2000 le film aurait été lourd s'il en était resté à un Ford "heureux" (quoiqui'il y ait des Ford qui se terminent mal), et justement il met en scène l'amertume des pauvres gens face à la raison d'Etat, à la raison du plus fort.
Et comment : la chute instantanée face contre terre du corps du soldat japonais exécuté d'une balle dans la nuque est d'un réalisme radical. C'est tout à l'opposé des conventions hollywoodiennes, qui font tomber les personnages mortellement blessés comme les enfants dans leurs jeux de guerre, ou qui utilisent des ralentis comme le sport à la télé. (Je comprends très fort Annick de trouver cette séquence impossible à regarder.)
Un grand film, après tant de films chinois politiquement corrects, voire draguant l'esthétique occidentale.
Il y a juste un petit détail sur lequel je butte : beaucoup de scènes reposent sur l'incompréhension réciproque des Chinois et des Japonais, mais tout est sous-titré, et ça me met mal à l'aise cette façon de placer le spectateur (et le réalisateur) au-dessus des personnages.
Peut-être cela peut-il être compris comme une dérision, comme si nous regardions d'en haut la comédie (ou la tragédie) humaine ; mais à mes yeux ça affaiblit le propos.
(Il faudra que je trouve pourquoi l'iranien Kiarostami me laisse l'impression exactement inverse : il ne donne pas au spectateur une place privilégiée.)
Qu'en pensez-vous ?
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