24 avril 2006

Mardi 25 : « La Planète des Singes »


Film de Tim Burton - 2001

Réalisateur : Tim Burton
Titre original : Planet of the Apes
Producteurs : Ralph Winter, Ross Fanger, Katterli Frauenfelder
Scénario : William Broyles Jr., Lawrence Konner, Mark Rosenthal
D'après l'oeuvre de Pierre Boulle
Directeur de la photographie : Philippe Rousselot
Chef Décorateur : Rick Heinrichs
Maquilleur : Rick Baker
Compositeur : Danny Elfman
Distributeur : 20th Century Fox
Avec : Mark Wahlberg, Tim Roth, Helena Bonham Carter, Estella Warren, Michael Clarke Duncan, Charlton Heston, ...


En 2029, un groupe d'astronautes entraîne sur la station orbitale Oberon des singes pour remplacer l'homme dans des explorations spatiales à haut risque.
Suite à la réception d'étranges signaux, les astronautes envoient le chimpanzé Pericles afin d'en connaître l'origine. Toutes les communications entre le primate et la station sont subitement interrompues et le vaisseau disparaît des radars. Désobéissant à ses supérieurs, Leo Davidson embarque dans un des vaisseaux expérimentaux pour aller porter secours à Pericles.
Tout comme lui, il perd le contrôle des commandes et s'écrase dans les marais d'une forêt tropicale. L'intrépide pilote voit alors un groupe d'humains affolés foncer droit sur lui, et se fait capturer par des chimpanzés parlants. Qu'est-il arrivé sur cette planète pour que des singes en viennent à dominer la race humaine ?

03 avril 2006

Mardi 4 : « Big Fish » (le retour)


Film de Tim Burton - 2003

Réalisateur : Tim Burton
Titre original : Big Fish
Producteurs : Dan Jinks, Bruce Cohen, Richard Zanuck
Scénario : John August
D'après l'oeuvre de Daniel Wallace
Directeur de la photographie : Philippe Rousselot
Chef Décorateur : Dennis Gassner
Compositeur : Danny Elfman
Distributeur : Columbia Pictures
Avec : Ewan McGregor, Albert Finney, Billy Crudup, Jessica Lange, Alison Lohman,
Helena Bonham Carter, ...


L'histoire à la fois drôle et poignante d'Edward Bloom, un père débordant d'imagination, et de son fils William. Ce dernier retourne au domicile familial après l'avoir quitté longtemps auparavant, pour être au chevet de son père, atteint d'un cancer. Il souhaite mieux le connaître et découvrir ses secrets avant qu'il ne soit trop tard. L'aventure débutera lorsque William tentera de discerner le vrai du faux dans les propos de son père mourant.

Big Fish annulé...

Suite à un mouvement de protestation, la projection de Big Fish est annulée (après le CPE, Big Fish !).

02 avril 2006

Le fruit du fondu, d'Antoine De Baecque

Tim Burton mène à bien un projet qu'il mûrissait depuis près de vingt ans, l'adaptation de «Charlie et la chocolaterie». Une somme de ses inventions visuelles et poétiques qui se double d'un manifeste contre l'éducation et ses travers.

"Je veux un écureuil !» C'est le caprice de Veruca, peste d'une dizaine d'années aux grands yeux bleus, lorsqu'elle entre dans la salle du tri des noisettes. Et l'une des plus belles séquences de Charlie et la chocolaterie, l'adaptation par Tim Burton du roman fétiche de Roald Dahl. La fillette s'approche d'un écureuil, parmi les centaines qui s'activent à ouvrir les noix, et s'en saisit. Mais rien dans ce film ne se passe comme le désirent les enfants gâtés : allongée et écartelée par des dizaines de rongeurs furieux, Veruca est évacuée fissa, son père avec, vers un vide-ordures géant.
On craignait un film gnangnan et sa bande-annonce faisait redouter le pire. Or le douzième opus de Tim Burton est tout le contraire. Outre une somme de ses inventions visuelles et poétiques, il s'agit d'un manifeste qui dit la déprime profonde d'un homme face à ce que le monde a fait de ses enfants. Dans un contexte où la tête blonde est une reine virant au despote absolu en toute impunité, voilà un film hollywoodien qui s'en prend à l'éducation et ses travers. «Mais des enfants horribles, il y en a plein !, assène un Tim Burton en forme n'était-ce une allergie tenace à l'été. Trop d'informations, trop d'images, trop d'amour, trop de cadeaux, trop de bouffe, trop de performances: sans cesse, nous soumettons les enfants à cette surenchère. C'est à la fois une démission et du cynisme, une manière de les gâter et d'avoir la paix.»

...Lire l'article d'Antoine De Baecque