28 janvier 2005

Filmographie de Pedro Almodóvar

2003 - La mauvaise éducation (La mala educacion)
2001 - Parle avec elle (Hable con ella)
1998 - Tout sur ma mère (Todo sobre mi madre)
1997 - En chair et en os (Carne tremula)
1995 - La fleur de mon secret (La flor de mi secreto)
1993 - Kika
1991 - Talons aiguilles
1990 - Le labyrinthe des passions
1989 - Attache-moi !
1988 - Femmes au bord de la crise de nerfs (Mujeres al borde de un ataque de nervios)
1987 - La loi du désir (La ley del deseo)
1986 - Matador
1984 - Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça (¿ Que he hecho yo para merecer esto ?)
1984 - Dark habits
1982 - Laberinto de pasiones
1980 - Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier

(Tout ce qui te reste voir, Anne-Marie !)

26 janvier 2005

Parle avec elle (Hable con ella)


Espagne - 2001 - 1 h 52 mn
Scénario et réalisation : Pedro Almodóvar
Producteur exécutif : Agustín Almodóvar
Directrice de production : Esther García
Image : Javier Aguirresarobe
Montage : José Salcedo
Musique : Alberto Iglesias
Directeur artistique : Antxon Gómez
Producteur associé : Michel Ruben
Maquillage : Karmele Soler
Coiffure : Francisco Rodriguez
Costumes : Sonia Grande
Son : Miguel Rejas
Mixage : Jose A. Bermudez
Chorégraphie : Pina Bausch
Interprétation : Javier Cámara, Darío Grandinetti, Leonor Watling, Rosario Flores, Geraldine Chaplin, Mariola Fuentes, Roberto Álvarez, Adolfo Fernández, Fele Martínez, Paz Vega, Elena Anaya, Lola Dueñas, Ana Fernández, Chus Lampreave, Loles León

C'était le coup de coeur d'Anne-Marie, que tout le monde a deviné, sauf bien sûr Vincent et Yvan qui ne l'avaient pas dja vu.

Bonsoir à tous : Anne-Marie, Annick, Colette, François, Katy, Michèle, Vincent, Yvan.

Coup de coeur d'Anne-Marie : les indices



Au programme ce soir...

24 janvier 2005

Le théâtre d'Halfaouine, selon François M

Ça en a surpris certains que j'exprime mercredi soir qu'Halfaouine m'apparaisse comme théâtral. C'était une remarque sur la forme, un "théâtral" sans connotation d'emphase ni de boursouflure. (Parallèlement le cinéphile est confronté au dépréciatif "C'est du cinéma !")

Le théâtre

Selon mon expérience limitée du théâtre, la représentation sur scène obéit à quelques règles bien particulières, dues aux exigences techniques de se faire voir et entendre des spectateurs. Par exemple les acteurs parlent à voix suffisamment fortes pour être perçus au dernier rang, ils parlent l'un après l'autre, lorsqu'ils sont nombreux ils sont placés en quasi rangs d'oignons, ils ne parlent pas du second rang, il y a très peu de figurants, les décors sont fixes par tableau ou par acte. Globalement, malgré les jumelles de théâtre comme celles que m'a offertes Anne-Marie, le regard sur la scène est celui d'un plan général, plus ou moins distant (admettons que les jumelles procurent un gros plan, mais il est entièrement à la discrétion du spectateur et en aucune façon produit par la mise en scène).

Naturellement, il existe des mises en scène de théâtre qui ne respectent pas certaines de ces règles, ne serait-ce qu'en disposant la scène de manière différente de la position frontale classique. Mercredi Colette et Michèle ont évoqué le Théâtre du Soleil avec ses coursives ou ses deux scènes alternantes. Il me semble que le non respect de ces règles produit un effet particulier, mon souvenir le plus simple de spectateur de théâtre étant celui des pièces de Samuel Beckett en décor fixe, voire en personnages entièrement statiques (En attendant Godot).

Le cinéma

Le cinéma possède aussi des règles de représentation dues à ses conditions de vision. Il en partage certaines avec le théâtre, ne serait-ce que la règle de simulation. Par exemple aussi bien au théâtre qu'au cinéma l'action avance par des dialogues sans scorie de langage et en élidant les gestes quotidiens (ah les personnages des films réalistes qui descendent de leur voiture sans la fermer à clef !) Représenter une femme en train de repasser est signifiant, un homme en train de repasser aussi, avec un sens différent, mais surtout au cinéma l'essentiel des chemises bien repassées sont repassées hors scène, n'est-ce pas ?

Le cinéma possède des degrés de liberté impossibles au théâtre qui résultent du choix de la position de la caméra et de sa mobilité, du champ embrassé par l'objectif (techniquement sa focale), de l'éclairage et du son qui sont retravaillés. Malgré cela, le quartier d'Halfaouine, quoique filmé, m'est apparu comme représenté sur une scène de théâtre. Ça heurte, à mes yeux, son propos naturaliste, pourtant intéressant.

D'abord comme quartier populaire il est bien propre, ne sont visibles que des objets signifiants (par exemple devant la boutique du cordonnier). À vrai dire, il s'agit peut-être même d'une esthétique d'affiche du tourisme tunisien (entendons-nous bien : c'est la même esthétique que les affiches du tourisme parisien - montrées à l'étranger bien sûr !)

Ensuite, la parabole de l'arrachement de l'enfant au monde des femmes mères vers celui des femmes femmes est portée par des personnages entiers : le contestataire versus l'indic, la belle-sœur libérée, le père qui a tout faux, la mère qui s'aveugle, l'adjointe du hammam obsédée. Le film m'a fait penser au Destin de Youssef Chahine, avec ses personnages en noir et blanc (plutôt en vert fanatique islamiste et blanc pureté humaniste).

Enfin le film est une succession de tableaux, assez statiques, quasiment tous en plan moyen sauf les nombreux gros (contre-) plans du visage de Noura qui ne sont là que pour souligner que les autres plans sont ce qu'il voit. Les acteurs parlent un par un, la scène de drague d'ouverture est particulièrement alternée. Même dans les scènes d'affrontement, les partisans sont rangés derrière le héros de chaque camp et lui laissent la parole, dans une lumière nette et plate. Les gros plans des casseroles sur les ventres font d'autant plus d'effet que ce sont les rares gros plans du film.

Qu'Halfaouine soit un film à petit budget n'est pas une explication de son esthétique théâtrale, au contraire bien des films à faibles moyens sont réalisés en caméra à l'épaule de manière (insupportablement) mobile, avec des dialogues (inaudiblement) superposés dans des décors (inutilement) bordéliques.

Halfaouine

Pour autant, je ne jetterai pas le bébé avec l'eau du hammam. Ce que le cinéma ne peut hériter du théâtre c'est la présence des corps vivants devant nos yeux. Sur ce point, je trouve bien peu charnelles les scènes du hammam, ou pire les embrassades du cordonnier et de la belle-sœur, ou dans le pas possible la caresse du père sur la main de sa cliente. Mais les scènes avec Noura (pas Noura qui regarde, celles où il est acteur de l'action) sont particulièrement réussies, en particulier quand il prend une gifle de son père qui s'énerve d'impuissance devant son ignorance religieuse et quand il en prend une du cordonnier indigné qu'il saisisse la bouteille d'anisette : ça c'est bien corporel, en plan assez serré, pas des gifles de théâtre, c'est assez rare même dans des films véristes. (Peut-être l'effet vient-il en partie du contraste avec le théâtral du reste du film.)

De même, lors des scènes politiques, l'absence de violence montrée dilue certes le propos idéologique dans un politiquement correct, mais elle me fait aussi penser aux joutes verbales méditerranéennes entre héros claniques, sans que les horreurs proférées aillent plus loin que l'emphase des mots. Sur ce point, la théâtralité serait en quelque sorte authentique. (Je doute cependant de la catharsis des proférations de vengeance, autour de la Méditerranée justement ça passe à l'acte un peu trop souvent, mais c'est un commentaire extra-cinématographique.)

Envoi

Prince, voici les subjectifs zarguments
D'un aficionado des ouesternes
Héritiers eux zaussi du théâtre
Quels sont les vôtres ?

;-)

19 janvier 2005

Ferid Boughedir

Tunisien, né en 1944, Ferid Boughedir s'est fait connaître dans les années 70-80 comme l'un des critiques cinématographiques les plus renommés d'Afrique et du Monde Arabe. Ses nombreux articles (notamment dans « Jeune Afrique » ) et ses ouvrages sur l'Histoire des Cinémas d'Afrique Noire Francophone, du Maghreb et du Proche-orient l'ont conduit à réaliser deux long-métrages documentaires Camera d'Afrique et Camera arabe, tous deux présentés en sélection officielle au Festival International du Film de Cannes en 1983 et 1987 et qui font aujourd'hui figure de référence.

Ferid Boughedir est aussi l'auteur de deux thèses de Doctorat consacrées aux Cinémas Africains. Il a été membre des Jurys officiels de plusieurs Festivals internationaux dont Cannes (1991), Berlin (1997) et Venise (1999) et l'un des organisateurs principaux des Journées Cinématographiques de Carthage. Il est actuellement professeur de cinéma à l’université de Tunis.

Après avoir été l'assistant réalisateur d'Alain Robbe-Grillet et d'Arrabal, il réalise « Halfaouine » (L'Enfant des terrasses), son premier long-métrage de fiction a reçu un grand succès critique et public dans le monde, où il a été couronné par de très nombreuses récompenses, tout comme son deuxième long-métrage de fiction « Un éte à la goulette » (1996). Il prépare actuellement le 3ème film de fiction de sa trilogie « Hammam-Lif »

Filmographie principale :
- Le Pique- Nique (CM Fiction, 1975)
- Caméra d'Afrique (LM DOC, 1983)
- Cinéma de Carthage (CM DOC, 1985)
- Caméra Arabe (MM DOC, 1987)
- Halfaouine (L'Enfant des Terrasses) (Asfour Stah) (LM Fiction,1990)
- Un été à la Goulette (Saïf Halk El Wad) (LM Fiction,1996)

Halfaouine (L'enfant des terrasses)



Tunisie/France - 1990 - 1 h 38 mn
Réalisation : Ferid Boughedir
Production : Ahmed Baha Eddine Attia, Hassan Daldoul, Eliane Stutterheim
Scénario : Férid Boughedir
Image : Georges Barsky
Décor : Taieb Jallouli
Montage : Moufida Tlatli
Musique : Anouar Braham
Son : Hechmi Joulak
Interprétation : Selim Boughedir, Mustapha Adouani, Rabia Ben Abdallah, Mohamed Driss, Hélène Catzaras, Fatma Ben Saidane, Abdelhamid Gayess, Anouche Setbon

C'était le coup de coeur de Katy, deviné par le seul Vincent.

Bonsoir à tous, y compris Anne-Marie, François & Annick qui n'ont pu le déguster ce soir.

Coup de coeur de Katy : CHUT ! le film ...


Coup de coeur de Katy : intense réflexion !


Coup de coeur de Katy : les indices

les indices

To Night to Night...

18 janvier 2005

Tous les coups de coeur de l'hiver 2004-2005

Résultats officiels après épouillement :
- mercredi 19 janvier : coup de coeur de Katy
- mercredi 26 janvier : coup de coeur d'Anne-Marie
- mercredi 2 février : coup de coeur d'Annick
- mercredi 9 février : coup de coeur de Vincent
- mercredi 16 février : coup de coeur d'Yvan
-[mercredi 23 février ça compte pas]
-[mercredi 2 mars ça compte pas]
- mercredi 9 mars : coup de coeur de Michèle
- mercredi 16 mars : coup de coeur de Colette
- mercredi 23 mars : coup de coeur de François
- mercredi 30 mars : coup de coeur de François

Question subsidiaire : quel François et quel François ?

A demainng 21 h pour le coup de coeur de Katy.

Le Coup de coeur n°4 n'est plus à prendre !

Petite info, je prends le mercredi 9 février.
Mais d'autres coeurs restent à prendre...
Vincent.

Coeurs à prendre (2)

Le jury du cycle a validé l'inscription d'Annick pour le mercredi 2 février.

Il reste quelques coeurs à prendre :
- mercredi 9 février : coup de coeur n°4
- mercredi 16 mars : coup de coeur n°7
- mercredi 23 mars : coup de coeur n°8
- mercredi 30 mars : coup de coeur n°9

Inscrivez-vous !

17 janvier 2005

Coeurs à prendre

Le jury du cycle a validé l'inscription d'Anne-Marie pour le mercredi 26 janvier.

Il reste quelques coeurs à prendre :
- mercredi 2 février : coup de coeur n°3
- mercredi 9 février : coup de coeur n°4
- mercredi 16 mars : coup de coeur n°7
- mercredi 23 mars : coup de coeur n°8
- mercredi 30 mars : coup de coeur n°9

Inscrivez-vous !

Mercredi 19 janvier : coup de coeur de Katy

A ce jour, voici les réservations reçues par le jury du cycle :
- mercredi 19 janvier : coup de coeur de Katy
- mercredi 26 janvier : coup de coeur n°2
- mercredi 2 février : coup de coeur n°3
- mercredi 9 février : coup de coeur n°4
- mercredi 16 février : coup de coeur d'Yvan
-[mercredi 23 février : séance à Val Thorens]
-[mercredi 2 mars : séance à Val Thorens]
- mercredi 9 mars : coup de coeur de Michèle
- mercredi 16 mars : coup de coeur n°7
- mercredi 23 mars : coup de coeur n°8
- mercredi 30 mars : coup de coeur n°9

Inscrivez-vous !

16 janvier 2005

Souriez, vous êtes au ciné

Nostalgie du 17 mars 2004 (séance Sanjuro de Akira Kurosawa)

Règles du jeu

Les règles du jeu du Coup de coeur n°2 (hiver 2004-2005) sont celles du Coup de coeur n°1 (automne 2003) :
- tous les coups sont permis, au gré des passions du titulaire de la séance ;
- le coup est secret jusqu'au démarrage de la projection ;
- avant la projection, le titulaire cache son coup aux spectateurs pendant dix minutes de langue au chat, avec les indices qu'il souhaite, solides, liquides ou rêvés.

Coming Next

Après les vacances de Pâques, qui tombent bien après Pâques, quoique ce ne soit pas dû aux mariages pascaux (pascals ? pascuans ? non, ça c'est l'île), bref à partir de fin avril, le cinéma de la Gare présentera un cycle Kenji Mizoguchi.

Dans l'ordre chronobiologique :
- 1951 Miss Oyu (oyû-sama)
- 1952 La vie d'O-Haru, femme galante (saikaku ichidai onna)
- 1953 Les contes de la lune vague après la pluie (ugetsu monogatari)
- 1953 Les musiciens de Gion (gion bayashi)
- 1954 Les amants crucifiés (chikamatsu monogatari)
- 1954 L'intendant Sancho (sanshô dayû)
- 1955 L'impératrice Yang Kwei Fei (yôkihi)
- 1955 Le héros sacrilège (shin heike monogatari)
- 1956 La rue de la honte (akasen chitai)

Calendrier et infos de François

1) les séances sont fixées au mercredi 21 h, ce qui permettra aux célibataires Annick et François de participer,

2) entamons un cycle "Coup de coeur", donc inscrivez-vous pour apporter votre film surprise à un des mercredis :
- mercredi 19 janvier : coup de coeur n°1
- mercredi 26 janvier : coup de coeur n°2
- mercredi 2 février : coup de coeur n°3
- mercredi 9 février : coup de coeur n°4
- mercredi 16 février : coup de coeur n°5
-[mercredi 23 février : séance à Val Thorens]
-[mercredi 2 mars : séance à Val Thorens]
- mercredi 9 mars : coup de coeur n°6
- mercredi 16 mars : coup de coeur n°7
- mercredi 23 mars : coup de coeur n°8
- mercredi 30 mars : coup de coeur n°9

(Si je compte bien, nous sommes 9 : Colette, Annick, François, Vincent (Sylvie m'a dit aller à la piscine le mercredi), Katy , Yvan, Anne-Marie (à qui que je me charge de porter le programme par snail mail), Michèle et moi.)

Je veux bien commencer, mais je ne préférerais pas, je ne suis certainement pas le seul à avoir déjà une idée de film à faire découvrir aux amis. Exprimez-vous de vive voix, par mail, par téléphone, par porteur, mais inscrivez-vous.

François

Bienvenue sur le blog du Cinéma de la gare

Ouverture officielle du Blog de la communauté du Cinéma de la gare.
Bienvenue à tous et bonne année cinématographique 2005,
Vincent.